Quand j'ai lu ce texte écrit par un papa, les bras me sont tombés! La seule chose positive qui en ressort, c'est que le père en question veut sincèrement s'impliquer au maximum dans la vie de son enfant. MAIS, il considère l'allaitement comme un obstacle à son implication, et ses arguments me font friser le poil des jambes!
Voici quelques phrases tirées de son texte:
«Je sais que le lait maternel est vraiment bénéfique pour le bébé, mais les laits artificiels s’en rapprochent de plus en plus. Ils sont très bien faits.»
Ils sont sûrement très bien faits, mais ils ne seront jamais aussi bons que le lait maternel, ce dernier étant constamment en train de changer selon les besoins du bébé. Le lait n'est pas le même selon l'âge du bébé, la fréquence des boires, et même du début à la fin de la tétée. Croire que les laits maternisés sont aussi bons ou presque que le lait maternel, c'est aberrant!
« Et puis, d’après ce que j’ai entendu, il faut allaiter au minimum six mois pour qu’il y ait un impact sur la santé de l’enfant.»
Qu'il donne ses sources! Dès la première tétée de colostrum, un bébé tire des bienfaits considérables!
« je trouve que l'allaitement est incompatible avec le monde dans lequel on vit. Je ne vois pas très bien comment une femme peut continuer à donner le sein, tout en reprenant le travail.»
D'où les congés parentaux? Je conçois que l'allaitement est plus compliqué quand la maman retourne au boulot, mais normalement cela ne se fait pas avant plusieurs mois, mois pendant lesquels elle peut allaiter son bébé facilement.
«Ce qui me gène surtout dans l'allaitement, c’est que la femme doit faire le boulot»
Ce qui laisse tout le temps à l'homme d'accomplir d'autres tâches domestiques et qui sera tellement apprécié par maman!
«Je pense aussi que si ma femme avait continué à allaiter, cela aurait pu compliquer notre vie de couple. Pour moi, la poitrine représente la sensualité, la sexualité. Ce n’est pas quelque chose qui appartient à ma fille»
Ça prend bien un homme pour dire ça! Avant même que les seins deviennent des objets sexuels, ils étaient la source de l'alimentation des bébés. Ils appartiennent au bébé dès la conception puisque les seins se préparent déjà à nourrir le nouveau-né. Cet homme qui semble aimer tellement son enfant devrait concevoir que son enfant pourrait tirer beaucoup plus de bienfaits des seins de sa femme que lui-même!
Je suis une jeune femme nouvellement maman qui a fait le choix de rester à la maison pour élever mes enfants. Suivez ici mes déboires (parce qu'il y en aura sûrement), anecdotes, coups de coeur, coups de gueule, recettes testées et approuvées par la maisonnée, et ainsi de suite en lien avec la maternité et la vie de ma petite famille. Vous pouvez aussi aimer ma page Facebook (cherchez «Maman Hibou») afin d'être rapidement informés de la publication d'un nouveau billet.
mercredi 25 février 2015
mardi 24 février 2015
Craquelins de type «Biscuit Soda» version bébé
Bébé Hibou adore les biscuits Soda. Et c'est super pratique pour le faire patienter pendant que je prépare son repas. Mais je me suis mise à m'inquiéter de leur valeur nutritive quand j'ai constaté qu'il en avait mangé presque toute une boîte en une semaine... J'ai donc décidé d'en faire avec des céréales pour bébé afin qu'il grignote quelque chose qui est un peu meilleur pour lui.
Ingrédients:
- 1 tasse de farine tout usage
- 2 tasses de céréales pour bébé (j'ai utilisé celles au blé)
- 1/2 c. thé de bicarbonate de soude
- 1/2 c. thé de sel
- 1/4 tasse de shortening végétal
- 3/4 tasse de lait (j'ai utilisé du lait de vache, mais je serais curieuse de savoir si ça fonctionne avec du lait de soya, d'amande, préparation pour nourrissons, ou même du lait maternel pour accommoder les bébés intolérants aux protéines bovines. Si vous faites le test, merci de me donner vos commentaires sur ma page Facebook).
- Mélanger les ingrédients secs dans un grand bol, puis incorporer le shortenig végétal à la fourchette jusqu'à une texture granuleuse.
- Former un puits, et ajouter le lait d'un coup. Mélanger puis pétrir jusqu'à l'obtention d'une belle pâte homogène.
- Abaissez la pâte sur une surface enfarinée jusqu'à une épaisseur de 2-3mm (les miens sont trop épais à mon goût)
- Couper les biscuits à l'aide d'un couteau à pizza, ou si vous avez des enfants plus vieux, c'est l'heure de sortir les emportes-pièces.
- Placez les biscuits sur une plaque recouverte de papier parchemin, faire des trous avec une fourchette.
- Envoyez au four à 375F pour 12 minutes, ou jusqu'à ce qu'ils soient dorés.
Ils seront encore mous à la sortie du four, mais laissez-les sécher à l'air si vous les voulez bien secs. Conservez dans un plat hermétique ou au congélateur.
Ingrédients:
- 1 tasse de farine tout usage
- 2 tasses de céréales pour bébé (j'ai utilisé celles au blé)
- 1/2 c. thé de bicarbonate de soude
- 1/2 c. thé de sel
- 1/4 tasse de shortening végétal
- 3/4 tasse de lait (j'ai utilisé du lait de vache, mais je serais curieuse de savoir si ça fonctionne avec du lait de soya, d'amande, préparation pour nourrissons, ou même du lait maternel pour accommoder les bébés intolérants aux protéines bovines. Si vous faites le test, merci de me donner vos commentaires sur ma page Facebook).
- Mélanger les ingrédients secs dans un grand bol, puis incorporer le shortenig végétal à la fourchette jusqu'à une texture granuleuse.
- Former un puits, et ajouter le lait d'un coup. Mélanger puis pétrir jusqu'à l'obtention d'une belle pâte homogène.
- Abaissez la pâte sur une surface enfarinée jusqu'à une épaisseur de 2-3mm (les miens sont trop épais à mon goût)
- Couper les biscuits à l'aide d'un couteau à pizza, ou si vous avez des enfants plus vieux, c'est l'heure de sortir les emportes-pièces.
- Placez les biscuits sur une plaque recouverte de papier parchemin, faire des trous avec une fourchette.
- Envoyez au four à 375F pour 12 minutes, ou jusqu'à ce qu'ils soient dorés.
Ils seront encore mous à la sortie du four, mais laissez-les sécher à l'air si vous les voulez bien secs. Conservez dans un plat hermétique ou au congélateur.
Ouate de Phoque sur Facebook
J'en reviens juste pas... Non mais faut-tu être complètement ignorante pour poser une telle question? Dans quel monde vit cette mère pour ne pas être au courant des effets néfastes de la cigarette? Je suis tellement outrée par cette question que j'en perds mes mots, C'est juste n'importe quoi! Pauvre enfant!
lundi 23 février 2015
Bébé aussi a besoin de respirer
Bébé-Hibou aura 8 mois demain, déjà! 8 mois de bonheurs au pluriel certes, mais 8 mois de nuits massacrées, de ménage qui s'accumule, de lavage toujours à refaire. 8 mois d'amour infini, d'inquiétude, de remises en questions, de lecture sur les bébés, etc. 8 mois où parfois, j'aurais eu besoin d'un break, sans en avoir.
En 8 mois, Bébé-Hibou ne s'est jamais fait garder. Parce que c'est un bébé-à-maman, qu'il panique quand il voit des étrangers, que nos familles et amis habitent loin et que la distance en fait des étrangers pour lui. Que la perspective de le faire garder alors qu'il a besoin de moi m'enlève toute envie de prendre du temps juste pour moi. Même quand je n'ai pas le choix de le laisser à Papa-Hibou pour X raison (ce qui se compte sur les doigts d'une main), je me presse, je ne suis pas capable de décrocher, je sais au plus profond de moi que mon bébé me demande et je ne peux pas supporter de ne pas répondre à son besoin. Comme de fait, dès mon retour, Bébé-Hibou me fait comprendre par ses pleurs et ses bras tendus que je lui ai terriblement manqué. Et cette image me hante quand j'aurais donc besoin de respirer un peu.
Mais je me confesse, je ne le fais pas garder aussi parce que je n'ai pas confiance. Ça me tue de juste imaginer l'abandonner à quelqu'un qui, peut-être, n'aura pas ma patience, serait porté à le laisser pleurer, ne lui donnerait pas des bonnes choses à manger, ne ferait pas bien sa routine.... ne serait pas moi.
Alors Bébé-Hibou nous suit partout: à l'épicerie, en promenade, dans les magasins, chez des amis, etc. On pense nos sorties en fonction de ses besoins: sa nourriture, un endroit pour le changer, les siestes, la poussette, la température, etc. c'est juste un peu plus d'organisation, mais c'est devenu naturel.
Et je vois sur les médias sociaux des mamans qui font garder leur bébé pour aller faire l'épicerie, pour sortir avec des amis, pour une soirée d'amoureux, pour dormir, pour avoir la paix. Je suis bien placée pour comprendre le besoin de respirer, mais j'avoue avoir du mal à comprendre la nécessité de faire garder son bébé chaque semaine pour faire des commissions. Ça aime tellement ça voir des nouvelles choses un bébé! Bébé-Hibou adore aller magasiner, il charme toutes les vendeuses sur son passage, tripotte tout ce qui se trouve à proximité (alors je prends toute la place dans les allées parce que je me place au centre, là où ses petits bras ne peuvent rien atteindre!) et on joue, on rit, on fait des bêtises. Un rire de bébé, ça rend les gens heureux.
Finalement, je trouve que de faire garder un bébé très souvent pour respirer, ça empêche de créer des moments privilégiés. Rien n'empêche de changer d'air AVEC Bébé. Lui aussi, ça lui fait du bien de sortir de la maison et de faire quelque chose de nouveau.
Alors quand j'en ai ma claque de mon bébé, je sors, mais avec lui. Et on s'en va s'amuser. Et finalement, je me rends compte que ce n'est pas de mon bébé que j'ai besoin de me détacher, mais du fait que je ne suis pas capable de faire mes tâches à la maison parce qu'il a besoin de mes bras tout le temps. En sortant, le ménage ne se fait pas, mais au moins, je ne le vois pas!
En 8 mois, Bébé-Hibou ne s'est jamais fait garder. Parce que c'est un bébé-à-maman, qu'il panique quand il voit des étrangers, que nos familles et amis habitent loin et que la distance en fait des étrangers pour lui. Que la perspective de le faire garder alors qu'il a besoin de moi m'enlève toute envie de prendre du temps juste pour moi. Même quand je n'ai pas le choix de le laisser à Papa-Hibou pour X raison (ce qui se compte sur les doigts d'une main), je me presse, je ne suis pas capable de décrocher, je sais au plus profond de moi que mon bébé me demande et je ne peux pas supporter de ne pas répondre à son besoin. Comme de fait, dès mon retour, Bébé-Hibou me fait comprendre par ses pleurs et ses bras tendus que je lui ai terriblement manqué. Et cette image me hante quand j'aurais donc besoin de respirer un peu.
Mais je me confesse, je ne le fais pas garder aussi parce que je n'ai pas confiance. Ça me tue de juste imaginer l'abandonner à quelqu'un qui, peut-être, n'aura pas ma patience, serait porté à le laisser pleurer, ne lui donnerait pas des bonnes choses à manger, ne ferait pas bien sa routine.... ne serait pas moi.
Alors Bébé-Hibou nous suit partout: à l'épicerie, en promenade, dans les magasins, chez des amis, etc. On pense nos sorties en fonction de ses besoins: sa nourriture, un endroit pour le changer, les siestes, la poussette, la température, etc. c'est juste un peu plus d'organisation, mais c'est devenu naturel.
Et je vois sur les médias sociaux des mamans qui font garder leur bébé pour aller faire l'épicerie, pour sortir avec des amis, pour une soirée d'amoureux, pour dormir, pour avoir la paix. Je suis bien placée pour comprendre le besoin de respirer, mais j'avoue avoir du mal à comprendre la nécessité de faire garder son bébé chaque semaine pour faire des commissions. Ça aime tellement ça voir des nouvelles choses un bébé! Bébé-Hibou adore aller magasiner, il charme toutes les vendeuses sur son passage, tripotte tout ce qui se trouve à proximité (alors je prends toute la place dans les allées parce que je me place au centre, là où ses petits bras ne peuvent rien atteindre!) et on joue, on rit, on fait des bêtises. Un rire de bébé, ça rend les gens heureux.
Finalement, je trouve que de faire garder un bébé très souvent pour respirer, ça empêche de créer des moments privilégiés. Rien n'empêche de changer d'air AVEC Bébé. Lui aussi, ça lui fait du bien de sortir de la maison et de faire quelque chose de nouveau.
Alors quand j'en ai ma claque de mon bébé, je sors, mais avec lui. Et on s'en va s'amuser. Et finalement, je me rends compte que ce n'est pas de mon bébé que j'ai besoin de me détacher, mais du fait que je ne suis pas capable de faire mes tâches à la maison parce qu'il a besoin de mes bras tout le temps. En sortant, le ménage ne se fait pas, mais au moins, je ne le vois pas!
mercredi 18 février 2015
Mes apprentissages de nouvelle maman #21 à 30
#21- Même si certaines journées semblent interminables, à chaque fois qu'il est temps de changer la page du calendrier, j'ai le sentiment que je venais juste de le faire.
#22- Peu importe l'atrocité de la nuit, Bébé ne s'en souvient pas. Il est prêt à commencer et vivre sa journée comme d'habitude. Tant pis pour la fatigue de maman.
#23- Le sommeil est une obsession: routines des siestes, nombre d'heures totales pour la nuit, ce qui a influencé le tout pendant le jour, etc.
#24- Tout ce qui ne ressemble pas à un jouet est mille fois plus intéressant.
#25- Pouvoir faire la vaisselle et reléguer Bébé à Papa pour une quinzaine de minutes est digne d'une séance de thérapie.
#26- La remise en questions fait partie du quotidien. Vouloir bien faire mène ma vie.
#27- Ma pharmacienne est devenue ma meilleure amie
#28- Faire une sieste avec bébé suppose un réveil brutal (claque dans le visage, coup de pied dans le ventre, hurlement soudain et strident)
#29- Le cliché «ça grandit vite» prend tellement de sens. Chaque journée réserve de nouveaux exploits.
#30- Quand la journée a été horrible, le simple fait de voir bébé s'endormir paisiblement suffit à retomber violemment en amour avec lui, et de se dire que finalement, la journée n'était pas SI pire que ça.
#22- Peu importe l'atrocité de la nuit, Bébé ne s'en souvient pas. Il est prêt à commencer et vivre sa journée comme d'habitude. Tant pis pour la fatigue de maman.
#23- Le sommeil est une obsession: routines des siestes, nombre d'heures totales pour la nuit, ce qui a influencé le tout pendant le jour, etc.
#24- Tout ce qui ne ressemble pas à un jouet est mille fois plus intéressant.
#25- Pouvoir faire la vaisselle et reléguer Bébé à Papa pour une quinzaine de minutes est digne d'une séance de thérapie.
#26- La remise en questions fait partie du quotidien. Vouloir bien faire mène ma vie.
#27- Ma pharmacienne est devenue ma meilleure amie
#28- Faire une sieste avec bébé suppose un réveil brutal (claque dans le visage, coup de pied dans le ventre, hurlement soudain et strident)
#29- Le cliché «ça grandit vite» prend tellement de sens. Chaque journée réserve de nouveaux exploits.
#30- Quand la journée a été horrible, le simple fait de voir bébé s'endormir paisiblement suffit à retomber violemment en amour avec lui, et de se dire que finalement, la journée n'était pas SI pire que ça.
mardi 17 février 2015
Quand les priorités changent
Avant d'être mère d'un adorable petit bonhomme, j'étais une amoureuse inconditionnelle du monde animal. Il était clair dans mon esprit que les animaux feraient toujours partie de ma vie. Depuis que je suis avec Papa-Hibou, nous avons d'ailleurs adopté deux chats et un chien.
Tous ces animaux ont été adopté en sachant qu'un jour, ils vivraient avec nos enfants. Mes chats sont donc dégriffés et on a tout fait pour qu'ils apprécient la compagnie humaine. Pour mon chien, j'ai suivi des cours de dressage pendant deux ans, j'ai investi beaucoup de temps et d'argent pour en faire un animal obéissant, amical avec les enfants, bref, un futur compagnon de jeu inoffensif pour mes enfants.
Quand je voyais passer des annonces de gens qui voulaient se débarrasser de leurs animaux prétextant l'arrivée d'un bébé, ça m'enrageait. Pourquoi ils n'y avaient pas pensé avant de se reproduire? Je me suis juré de ne jamais faire partie de ces gens.
Puis, Bébé-Hibou est arrivé. J'étais persuadé que tout se déroulerait bien avec les animaux. Les chats s'en sont complètement foutu. Mais mon chien, ouf... C'est comme si j'avais amené un nouveau jouet à la maison, mais que je lui refusais l'accès. Elle agissait exactement comme quand je mets un biscuit sur le sol et que je la fais attendre, elle attend juste le «ok, vas-y» pour se précipiter dessus.
Ben elle regardait mon bébé exactement comme ça. Elle attendait que je lui donne le «ok». Pendant des semaines, elle était hyper surexcitée, ne comprenant pas que je mette autant de temps avant de lui dire qu'elle pouvait ramasser son nouveau cookie. Les bras pleins, une césarienne récente qui restreignait mes mouvements, j'ai dû la contrôler comme je pouvais en la repoussant avec mes pieds. Ça s'est calmé heureusement.
Elle a vraiment failli prendre la porte. Elle a complètement perdu ma confiance. Et surtout, elle a compris que quand j'ai le bébé dans les bras, il lui est possible de faire des conneries sans que je puisse intervenir. Elle m'énerve chaque jour un peu plus. Et je comprends maintenant ces gens qui se débarrassent de leurs animaux.
Par principe, je ne veux pas m'en défaire. Je l'ai adopté, j'en ai la responsabilité. Et je sais qu'un jour, elle sera la meilleure amie de mon fils et qu'ils s'épuiseront l'un l'autre à force de jouer ensemble. Je sais très bien que je regretterais de la laisser partir.
Mais bref, je voulais dire que j'ai beaucoup jugé ceux qui se débarrassaient de leurs animaux à l'arrivée d'un bébé, mais maintenant je vous comprends même si je ne peux me résigner à faire pareil. Par respect pour ces bêtes, trouvez-leur au moins une famille qui les aimera comme vous l'avez fait avant que vos priorités changent.
Tous ces animaux ont été adopté en sachant qu'un jour, ils vivraient avec nos enfants. Mes chats sont donc dégriffés et on a tout fait pour qu'ils apprécient la compagnie humaine. Pour mon chien, j'ai suivi des cours de dressage pendant deux ans, j'ai investi beaucoup de temps et d'argent pour en faire un animal obéissant, amical avec les enfants, bref, un futur compagnon de jeu inoffensif pour mes enfants.
Quand je voyais passer des annonces de gens qui voulaient se débarrasser de leurs animaux prétextant l'arrivée d'un bébé, ça m'enrageait. Pourquoi ils n'y avaient pas pensé avant de se reproduire? Je me suis juré de ne jamais faire partie de ces gens.
Puis, Bébé-Hibou est arrivé. J'étais persuadé que tout se déroulerait bien avec les animaux. Les chats s'en sont complètement foutu. Mais mon chien, ouf... C'est comme si j'avais amené un nouveau jouet à la maison, mais que je lui refusais l'accès. Elle agissait exactement comme quand je mets un biscuit sur le sol et que je la fais attendre, elle attend juste le «ok, vas-y» pour se précipiter dessus.
Ben elle regardait mon bébé exactement comme ça. Elle attendait que je lui donne le «ok». Pendant des semaines, elle était hyper surexcitée, ne comprenant pas que je mette autant de temps avant de lui dire qu'elle pouvait ramasser son nouveau cookie. Les bras pleins, une césarienne récente qui restreignait mes mouvements, j'ai dû la contrôler comme je pouvais en la repoussant avec mes pieds. Ça s'est calmé heureusement.
Elle a vraiment failli prendre la porte. Elle a complètement perdu ma confiance. Et surtout, elle a compris que quand j'ai le bébé dans les bras, il lui est possible de faire des conneries sans que je puisse intervenir. Elle m'énerve chaque jour un peu plus. Et je comprends maintenant ces gens qui se débarrassent de leurs animaux.
Par principe, je ne veux pas m'en défaire. Je l'ai adopté, j'en ai la responsabilité. Et je sais qu'un jour, elle sera la meilleure amie de mon fils et qu'ils s'épuiseront l'un l'autre à force de jouer ensemble. Je sais très bien que je regretterais de la laisser partir.
Mais bref, je voulais dire que j'ai beaucoup jugé ceux qui se débarrassaient de leurs animaux à l'arrivée d'un bébé, mais maintenant je vous comprends même si je ne peux me résigner à faire pareil. Par respect pour ces bêtes, trouvez-leur au moins une famille qui les aimera comme vous l'avez fait avant que vos priorités changent.
lundi 16 février 2015
La bulle qui éclate
La bulle, vous connaissez? Cet espace personnel indispensable dont la dimension dépend de l'individu. Certains ont des petites bulles et ne se sentent absolument pas mal-à-l'aise quand quelqu'un est très près d'eux. D'autres ont des grosses bulles. C'est mon cas. J'ai besoin de mon espace, de beaucoup d'espace, c'est comme ça et ça a toujours été.
Mais là, j'ai un bébé. Le plus mignon de tous. Celui que j'allaite à la demande depuis plus de 7 mois. Que je berce et colle et bécotte. Avec qui je joue et que je brasse pour le faire rire. Que je trimbale partout pour faire les courses. Qui me suit partout, surtout aux toilettes, en se trainant à quatre pattes. Dont le jeu préféré est de s'accrocher à moi, de s'agripper à mes vêtements pour se relever de sorte que je suis toujours en train de replacer mon linge parce qu'il me déshabille constamment.
Confession: des fois là, j'm'ennuie de ma bulle. Des fois là, j'ai besoin d'espace, de respirer, de tranquilité. Des fois, j'ai besoin d'être moi et d'avoir la paix.
Mais j'suis une maman. Bébé passe avant ce que je peux désirer. Faque la bulle est pétée pis j'dois faire avec.
Mais là, j'ai un bébé. Le plus mignon de tous. Celui que j'allaite à la demande depuis plus de 7 mois. Que je berce et colle et bécotte. Avec qui je joue et que je brasse pour le faire rire. Que je trimbale partout pour faire les courses. Qui me suit partout, surtout aux toilettes, en se trainant à quatre pattes. Dont le jeu préféré est de s'accrocher à moi, de s'agripper à mes vêtements pour se relever de sorte que je suis toujours en train de replacer mon linge parce qu'il me déshabille constamment.
Confession: des fois là, j'm'ennuie de ma bulle. Des fois là, j'ai besoin d'espace, de respirer, de tranquilité. Des fois, j'ai besoin d'être moi et d'avoir la paix.
Mais j'suis une maman. Bébé passe avant ce que je peux désirer. Faque la bulle est pétée pis j'dois faire avec.
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