La bulle, vous connaissez? Cet espace personnel indispensable dont la dimension dépend de l'individu. Certains ont des petites bulles et ne se sentent absolument pas mal-à-l'aise quand quelqu'un est très près d'eux. D'autres ont des grosses bulles. C'est mon cas. J'ai besoin de mon espace, de beaucoup d'espace, c'est comme ça et ça a toujours été.
Mais là, j'ai un bébé. Le plus mignon de tous. Celui que j'allaite à la demande depuis plus de 7 mois. Que je berce et colle et bécotte. Avec qui je joue et que je brasse pour le faire rire. Que je trimbale partout pour faire les courses. Qui me suit partout, surtout aux toilettes, en se trainant à quatre pattes. Dont le jeu préféré est de s'accrocher à moi, de s'agripper à mes vêtements pour se relever de sorte que je suis toujours en train de replacer mon linge parce qu'il me déshabille constamment.
Confession: des fois là, j'm'ennuie de ma bulle. Des fois là, j'ai besoin d'espace, de respirer, de tranquilité. Des fois, j'ai besoin d'être moi et d'avoir la paix.
Mais j'suis une maman. Bébé passe avant ce que je peux désirer. Faque la bulle est pétée pis j'dois faire avec.
Je suis une jeune femme nouvellement maman qui a fait le choix de rester à la maison pour élever mes enfants. Suivez ici mes déboires (parce qu'il y en aura sûrement), anecdotes, coups de coeur, coups de gueule, recettes testées et approuvées par la maisonnée, et ainsi de suite en lien avec la maternité et la vie de ma petite famille. Vous pouvez aussi aimer ma page Facebook (cherchez «Maman Hibou») afin d'être rapidement informés de la publication d'un nouveau billet.
lundi 16 février 2015
vendredi 13 février 2015
Anti-vaccins, je vous déteste!
Ma philosophie de base dans la vie, c'est le «vivre et laisser-vivre», le respect, la tolérance des différences.
Le mouvement anti-vaccin m'a toujours laissée un peu indifférente. Je suis convaincue de l'utilité des vaccins et j'ai toujours fait vacciner mes animaux, et maintenant mon enfant. Je ne me pose même pas la question, je sais que c'est nécessaire, je sais que c'est grâce à ces injections que de graves maladies sont presque éliminées. Je sais que je nous protège de cette façon. Ma réflexion s'arrêtait là jusqu'à il y a quelques jours.
Parce qu'il y a quelques jours, j'ai appris que la rougeole s'était installée au Québec. Une maladie hyper contagieuse, hyper dangereuse et qui avait pratiquement disparue grâce à la vaccination. Puis je suis tombée sur ce texte, et je me suis mise à rager contre les anti-vaccins.
Grâce à votre inconscience collective, à votre incapacité à chercher vos informations aux sources pertinentes, à vos convictions que l'industrie pharmaceutique est corrompue au point de vouloir détruire l'humanité une injection à la fois, grâce à vous, nous sommes tous en danger. Bien sûr, je suis vaccinée. Mais mon fils ne l'est pas encore, il n'est pas rendu là.
Grâce à vous, je dois devenir parano et vivre avec la peur que le virus se trouve partout. J'ai peur de sortir de chez moi et d'amener mon fils dans les endroits publics.
Vivre et laisser-vivre, ça allait jusqu'à ce que vous mettiez la vie de mon fils en danger. Maintenant, je vous déteste ouvertement, et je n'ai absolument plus l'intention de respecter vos convictions. J'espère que vous aussi, en ce moment, vous vivez ce sentiment horrible de la peur que vos propres enfants attrapent une maladie que vous avez laisser renaître.
Vos enfants ne méritent pas ce qui arrivent, mais vous oui. Et nous qui vaccinons nos enfants ne méritons pas d'être aussi effrayés face à une maladie pour laquelle ils sont trop jeunes pour être protégés, mais assez vulnérables pour l'attraper.
Je vous déteste.
Le mouvement anti-vaccin m'a toujours laissée un peu indifférente. Je suis convaincue de l'utilité des vaccins et j'ai toujours fait vacciner mes animaux, et maintenant mon enfant. Je ne me pose même pas la question, je sais que c'est nécessaire, je sais que c'est grâce à ces injections que de graves maladies sont presque éliminées. Je sais que je nous protège de cette façon. Ma réflexion s'arrêtait là jusqu'à il y a quelques jours.
Parce qu'il y a quelques jours, j'ai appris que la rougeole s'était installée au Québec. Une maladie hyper contagieuse, hyper dangereuse et qui avait pratiquement disparue grâce à la vaccination. Puis je suis tombée sur ce texte, et je me suis mise à rager contre les anti-vaccins.
Grâce à votre inconscience collective, à votre incapacité à chercher vos informations aux sources pertinentes, à vos convictions que l'industrie pharmaceutique est corrompue au point de vouloir détruire l'humanité une injection à la fois, grâce à vous, nous sommes tous en danger. Bien sûr, je suis vaccinée. Mais mon fils ne l'est pas encore, il n'est pas rendu là.
Grâce à vous, je dois devenir parano et vivre avec la peur que le virus se trouve partout. J'ai peur de sortir de chez moi et d'amener mon fils dans les endroits publics.
Vivre et laisser-vivre, ça allait jusqu'à ce que vous mettiez la vie de mon fils en danger. Maintenant, je vous déteste ouvertement, et je n'ai absolument plus l'intention de respecter vos convictions. J'espère que vous aussi, en ce moment, vous vivez ce sentiment horrible de la peur que vos propres enfants attrapent une maladie que vous avez laisser renaître.
Vos enfants ne méritent pas ce qui arrivent, mais vous oui. Et nous qui vaccinons nos enfants ne méritons pas d'être aussi effrayés face à une maladie pour laquelle ils sont trop jeunes pour être protégés, mais assez vulnérables pour l'attraper.
Je vous déteste.
mercredi 11 février 2015
Débats sur le «laisser pleurer»
Je me promène beaucoup sur les médias sociaux. Habitant en région éloignée depuis peu, c'est pas mal l'endroit où je peux avoir une vie sociale facilement accessible. Je suis sur plusieurs groupes de mamans où je pige plein d'informations, mais aussi où parfois, mon coeur de mère fait un sacré saut.
Souvent, je lis des débats infinis. En fait, débat n'est pas vraiment le bon mot parce qu'un débat, c'est fait dans le respect, sans attaques personnelles. Ce que je lis souvent, ce sont de grosses engueulades. Et la majorité du temps, le sujet principal tourne autour du «laisser-pleurer» pour apprendre à un bébé à s'endormir seul.
D'un côté, on a les maternantes, dont je fais partie, qui sont contre le laisser-pleurer et qui répondent aux besoins de leurs enfants aussitôt qu'ils sont exprimés. De l'autre, on le devine, les mamans qui laissent pleurer leur bébé selon diverses «méthodes» pour, soi-disant, leur apprendre à s'endormir seul et à gérer eux-mêmes leur anxiété.
S'il y a une chose que je veux que l'on retienne de cet article, c'est qu'il n'y a rien de bon dans le dénigrement d'une personne qui ne pense pas comme nous. Laissons-lui le bénéfice du doute et prenons pour acquis qu'elle veut bien faire, mais qu'elle n'a pas les bonnes informations. Dans vos arguments, tenez-vous en aux faits et aux conseils bienveillants et sincères. Vos commentaires seront bien mieux reçus s'ils ne sont pas teintés de jugement et d'indignation.
Maintenant, pour ce qui est du laisser-pleurer, soyons clairs, les études le prouvent, il n'y a rien de bon là-dedans. Mis à part le sommeil des parents. Sauf que, il est évident qu'on ne fait pas des enfants en pensant pouvoir dormir comme bon nous semble, à moins d'être complètement égoïste ou franchement ignorant.
Bref, quelques faits sur les pleurs et le «laisser pleurer» :
- Les pleurs d'un bébé sont le seul moyen dont il dispose pour s'exprimer. En le laissant pleurer, on refuse de répondre au besoin qu'il manifeste. On pense souvent qu'il a faim ou que sa couche est sale, mais tout comme ses parents, un enfant a aussi besoin de réconfort et de proximité.
- Le niveau de l'hormone du stress (cortisol) sécrétée par un bébé qu'on a laissé pleurer demeure très élevé plusieurs jours après qu'il ait cessé ses pleurs. Ce qui signifie que même s'il ne pleure plus, bébé reste très stressé de se retrouver seul dans son lit, sans personne pour le réconforter. De leur côté, les parents pensent que le problème est résolu, mais en fait, le problème est toujours présent. Il est seulement devenu silencieux. À mon sens, c'est encore pire: l'enfant «comprend» désormais qu'il est inutile de manifester sa détresse à ses parents.
- Des études ont montré qu’un bébé qu’on ne laisse pas pleurer va pleurer moins longtemps par la suite qu’un bébé qu’on a laissé pleurer. Le premier est en confiance, il a intégré qu’on ne va pas le laisser pleurer et que son entourage va agir pour son bien-être.
- Un bébé est incapable de faire des caprices et de manipuler ses parents avant l'âge de 12 mois.
Mon expérience personnelle avec Bébé-Hibou
Alors que j'étais encore enceinte, il était clair pour nous que Bébé-Hibou dormirait dans son lit pour la simple et unique raison que je ne fais pas confiance au cododo. En fait, je nous fais pas confiance. J'avais (et j'ai toujours) peur de sacrifier mon sommeil pour ne pas écraser Bébé-Hbou, puis devenir épuisée au point de devenir «comateuse» et de l'écraser sans m'en rendre compte. Ou que Papa-Hibou le fasse. Bref, c'était pas pour nous. Mais hors de question de le laisser pleurer.
À notre retour de l'hôpital, il nous aura fallu plusieurs jours pour que notre poupon accepte de rester dans son lit. On allait le réconforter au moindre pleur, on le berçait jusqu'à ce qu'il se calme et se rendorme, puis on le redéposait. Au fil des jours, le temps s'étirait entre le moment où on le laissait bien endormi dans son lit et le moment où il nous demandait près de lui. Puis, il ne pleurait plus. Quand il avait faim, il m'appelait, tout simplement. Je l'allaitais, il se rendormait, et ça allait jusqu'au prochain boire. Les pleurs du dodo, chez nous, n'auront duré que quelques semaines. Mon fils ne fait pas ses nuits pour autant, il les fera lorsqu'il sera prêt, mais il n'est pas angoissé à l'idée qu'on le laisse seul dans son lit, dans le noir. Il sait que nous allons répondre à ses besoins, il a confiance que nous ne sommes pas loin.
L'entendre pleurer, ça me fend le coeur. La nature a fait en sorte que le bruit des pleurs soit puissant et ne puisse être ignoré. Au final, laisser pleurer son enfant, c'est aller contre la nature humaine...
Quelques sources consultées pour cet article, mais plein d'informations viennent de lectures précédentes que je n'ai pas inscrites ici:
- http://naitreetgrandir.com/fr/nouvelles/fiche.aspx?doc=20120912-dodo-laisser-pleurer-bebe
- http://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/soins/fiche.aspx?doc=naitre-grandir-bebe-pleurs-comprendre
- http://www.grainedecurieux.fr/bebe/eveil-et-developpement-de-bebe/pages/faut-il-laisser-pleurer-un-bebe.aspx
Souvent, je lis des débats infinis. En fait, débat n'est pas vraiment le bon mot parce qu'un débat, c'est fait dans le respect, sans attaques personnelles. Ce que je lis souvent, ce sont de grosses engueulades. Et la majorité du temps, le sujet principal tourne autour du «laisser-pleurer» pour apprendre à un bébé à s'endormir seul.
D'un côté, on a les maternantes, dont je fais partie, qui sont contre le laisser-pleurer et qui répondent aux besoins de leurs enfants aussitôt qu'ils sont exprimés. De l'autre, on le devine, les mamans qui laissent pleurer leur bébé selon diverses «méthodes» pour, soi-disant, leur apprendre à s'endormir seul et à gérer eux-mêmes leur anxiété.
S'il y a une chose que je veux que l'on retienne de cet article, c'est qu'il n'y a rien de bon dans le dénigrement d'une personne qui ne pense pas comme nous. Laissons-lui le bénéfice du doute et prenons pour acquis qu'elle veut bien faire, mais qu'elle n'a pas les bonnes informations. Dans vos arguments, tenez-vous en aux faits et aux conseils bienveillants et sincères. Vos commentaires seront bien mieux reçus s'ils ne sont pas teintés de jugement et d'indignation.
Maintenant, pour ce qui est du laisser-pleurer, soyons clairs, les études le prouvent, il n'y a rien de bon là-dedans. Mis à part le sommeil des parents. Sauf que, il est évident qu'on ne fait pas des enfants en pensant pouvoir dormir comme bon nous semble, à moins d'être complètement égoïste ou franchement ignorant.
Bref, quelques faits sur les pleurs et le «laisser pleurer» :
- Les pleurs d'un bébé sont le seul moyen dont il dispose pour s'exprimer. En le laissant pleurer, on refuse de répondre au besoin qu'il manifeste. On pense souvent qu'il a faim ou que sa couche est sale, mais tout comme ses parents, un enfant a aussi besoin de réconfort et de proximité.
- Le niveau de l'hormone du stress (cortisol) sécrétée par un bébé qu'on a laissé pleurer demeure très élevé plusieurs jours après qu'il ait cessé ses pleurs. Ce qui signifie que même s'il ne pleure plus, bébé reste très stressé de se retrouver seul dans son lit, sans personne pour le réconforter. De leur côté, les parents pensent que le problème est résolu, mais en fait, le problème est toujours présent. Il est seulement devenu silencieux. À mon sens, c'est encore pire: l'enfant «comprend» désormais qu'il est inutile de manifester sa détresse à ses parents.
- Des études ont montré qu’un bébé qu’on ne laisse pas pleurer va pleurer moins longtemps par la suite qu’un bébé qu’on a laissé pleurer. Le premier est en confiance, il a intégré qu’on ne va pas le laisser pleurer et que son entourage va agir pour son bien-être.
- Un bébé est incapable de faire des caprices et de manipuler ses parents avant l'âge de 12 mois.
Mon expérience personnelle avec Bébé-Hibou
Alors que j'étais encore enceinte, il était clair pour nous que Bébé-Hibou dormirait dans son lit pour la simple et unique raison que je ne fais pas confiance au cododo. En fait, je nous fais pas confiance. J'avais (et j'ai toujours) peur de sacrifier mon sommeil pour ne pas écraser Bébé-Hbou, puis devenir épuisée au point de devenir «comateuse» et de l'écraser sans m'en rendre compte. Ou que Papa-Hibou le fasse. Bref, c'était pas pour nous. Mais hors de question de le laisser pleurer.
À notre retour de l'hôpital, il nous aura fallu plusieurs jours pour que notre poupon accepte de rester dans son lit. On allait le réconforter au moindre pleur, on le berçait jusqu'à ce qu'il se calme et se rendorme, puis on le redéposait. Au fil des jours, le temps s'étirait entre le moment où on le laissait bien endormi dans son lit et le moment où il nous demandait près de lui. Puis, il ne pleurait plus. Quand il avait faim, il m'appelait, tout simplement. Je l'allaitais, il se rendormait, et ça allait jusqu'au prochain boire. Les pleurs du dodo, chez nous, n'auront duré que quelques semaines. Mon fils ne fait pas ses nuits pour autant, il les fera lorsqu'il sera prêt, mais il n'est pas angoissé à l'idée qu'on le laisse seul dans son lit, dans le noir. Il sait que nous allons répondre à ses besoins, il a confiance que nous ne sommes pas loin.
L'entendre pleurer, ça me fend le coeur. La nature a fait en sorte que le bruit des pleurs soit puissant et ne puisse être ignoré. Au final, laisser pleurer son enfant, c'est aller contre la nature humaine...
Quelques sources consultées pour cet article, mais plein d'informations viennent de lectures précédentes que je n'ai pas inscrites ici:
- http://naitreetgrandir.com/fr/nouvelles/fiche.aspx?doc=20120912-dodo-laisser-pleurer-bebe
- http://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/soins/fiche.aspx?doc=naitre-grandir-bebe-pleurs-comprendre
- http://www.grainedecurieux.fr/bebe/eveil-et-developpement-de-bebe/pages/faut-il-laisser-pleurer-un-bebe.aspx
Galette déjeuner pour bébé anti-purée
Bébé-Hibou a commencé à varier son alimentation avec des purées, même si j'étais tentée par la DME (googlez ça :p), mais ça me faisait trop peur pour plonger. Toutefois, à voir mon petit glouton tout avaler avec appétit, j'ai commencé à lui donner des morceaux de fruits et j'ai été surprise de constater qu'il se débrouillait très bien avec ses deux minuscules dents!
Puis, vint un jour où il ne voulait plus être nourri à la cuillère. Pour les fruits et les légumes, c'est simple. Mais pour les céréales, il m'a fallu user d'un peu de créativité. Je vous partage donc une recette de galette que j'ai adapté pour pouvoir remplacer la ration de céréales du matin et du soir. Mon pharmacien approuve et félicite l'initiative!
Ingrédients:
- 3 jaunes d'oeuf (ou 2 oeufs entiers si les blancs d'oeufs sont intégrés)
- 2 c.s. d'huile végétale
- 1 tasse de pruneaux
- 2 bananes écrasées
- 2 tasses de céréales de bébé au choix
- Faites bouillir les pruneaux dans 1 tasse d'eau pour les réhydrater. Quand il n'y a presque plus d'eau, écrasez-les à la fourchette pour en faire une purée.
- Mélangez tous les ingrédients
- Sur une plaque recouvertes de papier parchemin, faites des boules de 2 c.s. de pâte.
- Envoyez au four à 350 F pendant environ 30 minutes.
Le résultat donne l'impression qu'il manque de cuisson, mais non. Si c'est sec sur le dessus et que la galette se tient, c'est prêt. Je vous suggère de congeler les galettes pour en assurer la fraîcheur.
Bébé-Hibou adore!
jeudi 5 février 2015
Bon voyage, Bébé-Ange
Un calvaire que je ne souhaite à personne.
J'étais sur le point d'avoir mon premier suivi chez mon médecin pour ma nouvelle grossesse. J'avais terriblement hâte d'y aller pour entendre un coeur, pour être rassurée de la réelle présence de Petit-Ange vu que je n'ai eu aucun symptôme de grossesse mis à part le test positif. Aucune nausée. Pas de douleurs aux seins. C'était louche.
La veille de mon rendez-vous, petit saignement. Rien de super alarmant, je sais que plusieurs grossesses s'accompagnent de saignements et que ça peut être le signe de rien du tout. Mais je trouve ça stressant quand même et je vais direct à l'urgence.
Prises de sang. Taux d'hormones correct. Échographie de fortune qui élimine la possibilité d'une grossesse ectopique, mais qui laisse planer le mystère sur ce que contient mon utérus. On me planifie une échographie d'urgence pour le lendemain à l'hôpital.
On me dit qu'il y a bien quelque chose dans mon utérus, mais c'est beaucoup trop petit pour être un embryon de l'âge où il est supposé être. Retard de croissance? Menace de fausse couche? Fécondation plus tard que je pensais? On me planifie d'autres prises de sang pour suivre l'évolution de mon taux d'hormones, et on me demande de repasser une échographie la semaine suivante.
Le lendemain de la première échographie, le résultat de ma prise de sang me frappe de plein fouet: le taux d'hormones a chuté. J'étais en train de faire une fausse couche. J'étais en train de perdre mon bébé.
Plus tard la même journée, les contractions ont commencé. Régulières et douloureuses. J'étais littéralement en train d'accoucher. Mais à la différence d'un accouchement normal, chaque contraction ne me rapprochait pas du moment où j'allais serrer mon enfant contre moi, mais me ramenait brutalement à la cruelle réalité de la mort de Bébé-Ange.
Les contractions ont duré plus de 24h. J'ai perdu beaucoup de sang, beaucoup de caillots/tissus/lambeaux divers. J'ai pleuré ma vie. C'est une torture autant physique que psychologique et je ne la souhaite à personne.
Il y a une semaine maintenant. Je suis encore triste, mais j'ai eu le temps de rationaliser un peu. J'aime mieux attendre encore un peu et avoir un enfant en santé qu'avoir eu maintenant un enfant très malade. Bébé-Hibou va avoir l'exclusivité encore quelque temps. On va se réessayer plus tard.
Bébé-Ange n'avait pas la force d'affronter le monde. Papa-Hibou et moi, on va attendre que tu sois prêt à revenir nous voir.
Bon voyage, Bébé-Ange.
J'étais sur le point d'avoir mon premier suivi chez mon médecin pour ma nouvelle grossesse. J'avais terriblement hâte d'y aller pour entendre un coeur, pour être rassurée de la réelle présence de Petit-Ange vu que je n'ai eu aucun symptôme de grossesse mis à part le test positif. Aucune nausée. Pas de douleurs aux seins. C'était louche.
La veille de mon rendez-vous, petit saignement. Rien de super alarmant, je sais que plusieurs grossesses s'accompagnent de saignements et que ça peut être le signe de rien du tout. Mais je trouve ça stressant quand même et je vais direct à l'urgence.
Prises de sang. Taux d'hormones correct. Échographie de fortune qui élimine la possibilité d'une grossesse ectopique, mais qui laisse planer le mystère sur ce que contient mon utérus. On me planifie une échographie d'urgence pour le lendemain à l'hôpital.
On me dit qu'il y a bien quelque chose dans mon utérus, mais c'est beaucoup trop petit pour être un embryon de l'âge où il est supposé être. Retard de croissance? Menace de fausse couche? Fécondation plus tard que je pensais? On me planifie d'autres prises de sang pour suivre l'évolution de mon taux d'hormones, et on me demande de repasser une échographie la semaine suivante.
Le lendemain de la première échographie, le résultat de ma prise de sang me frappe de plein fouet: le taux d'hormones a chuté. J'étais en train de faire une fausse couche. J'étais en train de perdre mon bébé.
Plus tard la même journée, les contractions ont commencé. Régulières et douloureuses. J'étais littéralement en train d'accoucher. Mais à la différence d'un accouchement normal, chaque contraction ne me rapprochait pas du moment où j'allais serrer mon enfant contre moi, mais me ramenait brutalement à la cruelle réalité de la mort de Bébé-Ange.
Les contractions ont duré plus de 24h. J'ai perdu beaucoup de sang, beaucoup de caillots/tissus/lambeaux divers. J'ai pleuré ma vie. C'est une torture autant physique que psychologique et je ne la souhaite à personne.
Il y a une semaine maintenant. Je suis encore triste, mais j'ai eu le temps de rationaliser un peu. J'aime mieux attendre encore un peu et avoir un enfant en santé qu'avoir eu maintenant un enfant très malade. Bébé-Hibou va avoir l'exclusivité encore quelque temps. On va se réessayer plus tard.
Bébé-Ange n'avait pas la force d'affronter le monde. Papa-Hibou et moi, on va attendre que tu sois prêt à revenir nous voir.
Bon voyage, Bébé-Ange.
mercredi 7 janvier 2015
Une relation amour-haine qui prend fin
Parfois, une bonne nouvelle en entraîne une mauvaise, et c'est ce dont je vais parler aujourd'hui.
D'abord la bonne nouvelle: nous attendons un nouveau Bébé-Hibou pour Août 2015.
Maintenant la mauvaise: cette nouvelle grossesse a complètement ruiné ma production laiteuse et rend mon allaitement difficile (voire impossible) avec Bébé-Hibou, maintenant âgé d'un peu plus de 6 mois.
J'en ai déjà parlé quelquefois sur ce blogue, j'ai une relation amour-haine avec l'allaitement depuis la naissance de mon fils. J'allaite d'abord par conviction, parce que c'est à mon avis ce que je dois faire et je sais que c'est ce qu'il y a de meilleur pour mon bébé. J'allaite pour le côté pratique de ne pas avoir à trimbaler des biberons lors de mes sorties et de m'inquiéter de l'endroit où je vais les réchauffer. J'allaite parce que je suis paresseuse et que je n'ai pas des tonnes d'accessoires à laver tous les jours. J'allaite parce que ça ne coûte rien.
Mais, parfois (et dernièrement de plus en plus souvent), mon fils n'est vraiment pas délicat avec moi. Pendant les boires, il gigotte, me griffe, me frappe, tire et secoue mon mamelon avec ses gencives, se décroche, se replace, etc. Les seuls boires vraiment paisibles se faisaient la nuit, alors qu'il était tout mou et somnolent.
Dernièrement, j'ai remarqué en tirant mon lait pour ses céréales que j'avais de plus en plus de difficulté à obtenir la quantité désirée. Puis, mon fils se faisait de plus en plus violent pendant les boires, jusqu'en arriver à me mordre douloureusement avec ses petites dents naissantes.
Selon ma pharmacienne, il est très probable que ma production ait chuté en raison de ma grossesse, et les suppléments naturels pour la stimuler ne sont pas recommandés dans cette situation. Pas le choix, Bébé-Hibou devra passer aux PCN.
Et là, BAM. Culpabilité. Tous ces discours sur les biberons-poisons me remontent en tête, même si je sais qu'ils sont hautement exagérés. Je me sens terriblement mal de ne pas avoir allaité au moins 9 mois pour pouvoir passer directement au lait de vache comme j'avais prévu. Et en même temps, un petit soulagement (mêlé de la culpabilité d'être si égoïste) s'installe...
Naturellement, Bébé-Hibou n'est pas super d'accord. Il ne veut rien savoir du biberon. Il grimace quand il se rend compte que ce n'est pas de l'eau dans son gobelet...
Pour rendre la transition plus douce, j'ai réussi à tirer un peu de lait pour le mélanger avec le nouveau. Le changement a commencé hier, et j'en ai pour quelques jours à lui faire accepter ça. Je pleure d'être aussi méchante avec lui, même si je sais au fond de moi que je ne fais rien de cruel. Et en même temps je suis soulagée que ma «maltraitance» se termine...
Drôle de mélange sentimental. Les hormones doivent y être pour quelque chose...
D'abord la bonne nouvelle: nous attendons un nouveau Bébé-Hibou pour Août 2015.
Maintenant la mauvaise: cette nouvelle grossesse a complètement ruiné ma production laiteuse et rend mon allaitement difficile (voire impossible) avec Bébé-Hibou, maintenant âgé d'un peu plus de 6 mois.
J'en ai déjà parlé quelquefois sur ce blogue, j'ai une relation amour-haine avec l'allaitement depuis la naissance de mon fils. J'allaite d'abord par conviction, parce que c'est à mon avis ce que je dois faire et je sais que c'est ce qu'il y a de meilleur pour mon bébé. J'allaite pour le côté pratique de ne pas avoir à trimbaler des biberons lors de mes sorties et de m'inquiéter de l'endroit où je vais les réchauffer. J'allaite parce que je suis paresseuse et que je n'ai pas des tonnes d'accessoires à laver tous les jours. J'allaite parce que ça ne coûte rien.
Mais, parfois (et dernièrement de plus en plus souvent), mon fils n'est vraiment pas délicat avec moi. Pendant les boires, il gigotte, me griffe, me frappe, tire et secoue mon mamelon avec ses gencives, se décroche, se replace, etc. Les seuls boires vraiment paisibles se faisaient la nuit, alors qu'il était tout mou et somnolent.
Dernièrement, j'ai remarqué en tirant mon lait pour ses céréales que j'avais de plus en plus de difficulté à obtenir la quantité désirée. Puis, mon fils se faisait de plus en plus violent pendant les boires, jusqu'en arriver à me mordre douloureusement avec ses petites dents naissantes.
Selon ma pharmacienne, il est très probable que ma production ait chuté en raison de ma grossesse, et les suppléments naturels pour la stimuler ne sont pas recommandés dans cette situation. Pas le choix, Bébé-Hibou devra passer aux PCN.
Et là, BAM. Culpabilité. Tous ces discours sur les biberons-poisons me remontent en tête, même si je sais qu'ils sont hautement exagérés. Je me sens terriblement mal de ne pas avoir allaité au moins 9 mois pour pouvoir passer directement au lait de vache comme j'avais prévu. Et en même temps, un petit soulagement (mêlé de la culpabilité d'être si égoïste) s'installe...
Naturellement, Bébé-Hibou n'est pas super d'accord. Il ne veut rien savoir du biberon. Il grimace quand il se rend compte que ce n'est pas de l'eau dans son gobelet...
Pour rendre la transition plus douce, j'ai réussi à tirer un peu de lait pour le mélanger avec le nouveau. Le changement a commencé hier, et j'en ai pour quelques jours à lui faire accepter ça. Je pleure d'être aussi méchante avec lui, même si je sais au fond de moi que je ne fais rien de cruel. Et en même temps je suis soulagée que ma «maltraitance» se termine...
Drôle de mélange sentimental. Les hormones doivent y être pour quelque chose...
lundi 5 janvier 2015
Argument de marde
Ouff, il y a longtemps que je n'ai pas posté de nouveau billet. Ma première période des fêtes en tant que maman a été mouvementée et chargée. Bref, j'étais débordée au point de ne plus avoir de temps du tout pour ce blogue. Magasinage, rhume, artisanat pour un cadeau spécial à la famille, ménage, visites, nuits difficiles, cuisiner des purées, etc. Mais bon, cette période folle est terminée, et je profite du fait que Bébé-Hibou fait son dodo du matin pour poster mon premier article de l'année.
Pis j'commence ça avec une (petite) montée de lait.
Vous avez certainement tous déjà entendu quelqu'un critiquer une pratique en disant «moi, j'faisais le contraire, pis j'suis pas mort!». Cet argument, on l'entend à toutes les sauces, et il me pue vraiment au nez depuis que je suis mère et qu'il sert à contester ma façon d'élever mon fils.
- Moi, j'le laissais pleurer, pis y'est pas mort
- Tu mangeais des céréales à 3 semaines, pis t'es pas morte
- Il a été nourri au biberon, pis y'est pas mort
- etc.
Cet argument sous-entend que la seule conséquence valable pour condamner une pratique, c'est la mort. Un peu extrême! Mais plus encore, il témoigne du refus de la personne qui le prononce de prendre en considération les nouvelles connaissances qui vont à l'encontre des anciennes pratiques et qui les prouvent dangereuse/inadéquates, même si ça ne cause pas la mort.
Tsé, tant qu'à ça, aussi bien dire...
- Ma mère a fumé pendant toute sa grossesse, pis j'suis pas morte
- je faisais du 4-roues sans casque, pis j'suis pas mort
- ma grand-mère trempait la suce dans le miel, pis j'suis pas mort
Bref, avant de sortir un argument de marde dans le genre de celui-là, prenez donc un peu de recul et analysez la situation sous tous ses angles. C'est pas parce qu'une pratique était normale avant qu'elle doit l'être aujourd'hui. Le monde évolue, les connaissances aussi, et c'est pas pour rien.
Pis j'commence ça avec une (petite) montée de lait.
Vous avez certainement tous déjà entendu quelqu'un critiquer une pratique en disant «moi, j'faisais le contraire, pis j'suis pas mort!». Cet argument, on l'entend à toutes les sauces, et il me pue vraiment au nez depuis que je suis mère et qu'il sert à contester ma façon d'élever mon fils.
- Moi, j'le laissais pleurer, pis y'est pas mort
- Tu mangeais des céréales à 3 semaines, pis t'es pas morte
- Il a été nourri au biberon, pis y'est pas mort
- etc.
Cet argument sous-entend que la seule conséquence valable pour condamner une pratique, c'est la mort. Un peu extrême! Mais plus encore, il témoigne du refus de la personne qui le prononce de prendre en considération les nouvelles connaissances qui vont à l'encontre des anciennes pratiques et qui les prouvent dangereuse/inadéquates, même si ça ne cause pas la mort.
Tsé, tant qu'à ça, aussi bien dire...
- Ma mère a fumé pendant toute sa grossesse, pis j'suis pas morte
- je faisais du 4-roues sans casque, pis j'suis pas mort
- ma grand-mère trempait la suce dans le miel, pis j'suis pas mort
Bref, avant de sortir un argument de marde dans le genre de celui-là, prenez donc un peu de recul et analysez la situation sous tous ses angles. C'est pas parce qu'une pratique était normale avant qu'elle doit l'être aujourd'hui. Le monde évolue, les connaissances aussi, et c'est pas pour rien.
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