vendredi 31 octobre 2014

Mes apprentissages de nouvelle maman, #11 à 20

11-  Ton bébé n'en a rien à foutre de ce qui est fraichement lavé. En fait, c’est là où il régurgitera ou fera déborder sa couche en premier.

12- Peu importe à quel point tu peux avoir faim, les besoins de ton p’tit passent avant les tiens.

13- Un bébé ne change absolument pas d’expression faciale quand il a l’intention de régurgiter. Surprise!

14-  Prendre une douche un jour sur deux ou arriver à trouver 10 minutes pour prendre un café sont des activités qui se rapprochent le plus de l’expression «prendre soin de soi».


15- Le caca de bébé devient une obsession. Surtout quand il brille par son absence. 

16- Quand tu vas consulter parce que tu sais que quelque chose cloche avec ton bébé, la phrase la plus frustrante et insultante que tu peux te faire dire est: «votre bébé va bien parce qu'il prend bien son poids». En d'autres termes: «j'm'en sacre que ton enfant pleure parce qu'il souffre. Il grandit bien, j'ai aucune raison de le soulager». Tant qu'à ça, dites donc: «une dent pourrie? Naturellement que ça fait mal, mais tant que t'es capable de t'alimenter, pas besoin de faire réparer ça!»

17- Les bonnes femmes de centre d'achat deviennent tes pires ennemies

18- La moindre sortie/commission devient tout un casse-tête parce qu'il faut la cadrer avec le moment de la sieste.

19- La pensée assassine «je suis une mauvaise mère» te vient en tête à la moindre petite erreur.

20- Un sourire, ou encore mieux, un rire de bébé a le pouvoir magique d'effacer toute l'amertume de la  nuit exécrable qu'il vient de faire.

apprentissages de nouvelle maman #1 à 10

mardi 28 octobre 2014

Les livres qui me guident dans mon rôle de maman



Quand j'ai su que j'étais enceinte, mon inexpérience avec les bébé m'a tout de suite paniquée. Et parmi les choses que je déteste dans la vie, me sentir incompétente et les imprévus arrivent en tête de liste, alors je n'ai pas tardé à m'informer. J'ai biensûr parcouru les sites web sur la maternité (Naître et grandir, Maman pour la vie, Magicmaman, etc.) et de nombreux blogues de mamans, mais ce qui m'a le plus guidé et soutenu, ce sont les livres (j'avoue que j'ai un rapport amour-haine avec la technologie et que j'adore les livres papiers pour les annoter à ma guise).

Je vous présente donc les livres que je parcoure et que j'apprécie depuis le début de ma grossesse, mais surtout depuis que j'ai accouché!




- «Le livre de bord de la future maman»
 Une véritable bible de la grossesse! Semaine après semaine, tout est expliqué en détail, tant du côté du bébé que de la mère. C'est hyper rassurant et je le consultais religieusement toutes les semaines.

- «Les Psy-Trucs 0 à 3 ans» de Suzanne Vallières
Ce livre donne de bonnes pistes pour bien entamer la relation parent-enfant et donne de bons trucs pour l'éducation. Mais Bébé-Hibou n'ayant que 4 mois, je n'ai pas encore pu tester tous les trucs qui s'y trouvent.

- «Elle est où, maman?» d'Élizabeth Pantley
J'ai connu cette auteure pour son Bestseller «Un sommeil paisible et sans pleurs», alors quand j'ai vu ce livre sur les tablettes, il me le fallait. Il traite de l'anxiété de séparation et de comment la gérer en douceur avec nos enfants, peu importe leur âge. Je n'ai pas encore eu à mettre les trucs en pratique, mais je me sens outillée pour faire face aux angoisses de mon poupon avec ces méthodes tout en douceur.

- «Un sommeil paisible et sans pleurs» d'Élizabeth Pantley
Livre absolument merveilleux pour aider les parents à enseigner à leur bébé à bien dormir, tant la nuit que le jour et ce, tout en douceur, sans pleurs. Les trucs sont nombreux et variés et répondent aux enfants allaités et nourris au biberon, puis à ceux qui dorment avec leur parents ou dans leur lit. Vous êtes assurés de trouver des solutions pour votre petit. Ça fait des merveilles chez nous!

- «Les grands besoins des tout-petits» de Germain Duclos, Danielle Laporte et Jacques Ross
Ce livre est divisé en période d'âge et décrit les différentes phases de développement de l'enfant. Ça aide à ne pas être dépassé devant une situation en sachant qu'elle est normale et que tous les parents y goûtent.

- «Inspirer le respect et le transmettre» de Marie Portelance
J'ai acheté ce livre pendant mes études en enseignement, et je m'étais promis de le relire quand j'attendrais un enfant. C'est la base: respecte les autres pour te faire respecter. Il s'agit d'une mère de 4 enfants qui donne ses trucs basés sur son expérience personnelle et professionnelle pour bâtir une belle relation avec ses enfants. Une merveille.

- «L'ABC de la santé des enfants» de Gaëlle Vekemans
Livre rassurant qui vous évitera des heures inutiles à l'urgence! On y trouve différents symptômes inquiétants, leurs causes, ce qui peut être fait à la maison pour aider à résoudre le problème, et surtout, les indicateurs qu'il est temps d'aller consulter. C'est un livre à toujours avoir sous la main!

- «Bien vivre l'allaitement» de Madeleine Allard et Annie Desrochers
Pendant ma grossesse, j'étais obsédée par l'allaitement. Ce livre en est la bible, et même les spécialiste de la santé s'y réfèrent. Vous trouverez tout ce que vous avez besoin de savoir à ce sujet.

- «Ma grossesse une semaine à la fois» de Jane MacDougall
Même principe que «Le livre de bord de la future maman», mais en moins complet. Mais il y a des images, c'est chouette.

- «Le livre de mon bébé»
Livre de bébé pour inscrire les premiers moments de votre poupon. J'en ai feuilleté plusieurs et mon choix s'est arrêté sur lui.

- «Élever votre enfant» de Jamie Loehr et Jen Meyers
Les chapitres sont séparés selon l'âge et la phase de développement de l'enfant. On y donne des suggestions de jeux pour le stimuler ainsi que des explications sur ce qu'il est en train de vivre, ce qu'il devrait pouvoir faire, ce qui peut être inquiétant, ce qui est normal, etc. Très intéressant.

- «Mieux-vivre 2013»
Bible incontestable donnée par le CLSC, on y trouve tout. absolument tout. Si vous ne deviez vous contenter que d'un livre, choisissez celui-là!

*À noter que je n'ai aucun lien avec ces auteurs/éditeurs à part d'avoir lu et apprécié ces livres.

mercredi 22 octobre 2014

Lettre à mon fils

Il y a tellement longtemps que je t'attends, Bébé-Hibou. Quand j'ai su que tu étais dans mon ventre, j'étais la jeune femme la plus heureuse au monde. Comme je n'avais pas vraiment d'expérience avec les bébés et que je tenais à bien faire les choses, j'ai passé toute ma grossesse à lire et à m'informer sur ce qui allait devenir la plus grande aventure de notre vie. J'ai acheté des livres que j'ai lus et annotés, j'ai parcouru les sites web spécialisés, j'ai assisté aux cours à ma disposition. J'ai fait tout ce que je pouvais pour ton arrivée et je me sentais prête à t'accueillir. 

Et tu es là depuis 4 mois déjà. Tu grandis tellement vite. Déjà, tu manges des céréales, tu sais te retourner du ventre au dos et presque du dos au ventre, tu supporte facilement ton poids sur tes jambes pendant de longues minutes, tu découvre le monde avec un intérêt grandissant tous les jours. Tu commences à réagir joyeusement au jeu «caché / coucou», tu gigottes quand tu nous vois, Papa-Hibou et moi. Tu es merveilleux.

Je m'excuse de ne pas être la mère que tu mérites. Je suis épuisée, vidée. Malgré tous tes progrès, ton plus gros défi (et ma plus grande difficulté en ce moment), ce sont tes nuits. Je t'aime à l'infini, mais j'ai beaucoup de difficulté à devoir me lever de 5 à 10 fois par nuit pour te nourrir, puis ensuite à fonctionner normalement le jour. En 4 mois, ton sommeil ne s'est jamais amélioré, et ça me tue de l'avouer, mais ma fatigue est telle qu'en ce moment, ça mine ma patience et mon plaisir à prendre soin de toi. Quand tu pleures, j'ai du mal à trouver l'énergie pour te consoler: je pleure avec toi. Et quand enfin tu dors, j'ai tant de tâches à effectuer que tu te réveilles avant que j'aie le temps de terminer. Je ne suis pas loin d'être au bout du rouleau. 

Je me déteste de t'imposer une mère si faible. J'aimerais être celle que je m'étais préparée à être. Mais n'oublie jamais que je t'aime plus que moi-même et que je fais tout ce que je peux pour toi. Je sais que ce n'est pas suffisant. Je sais que l'épuisement n'est pas une excuse valable pour un poupon de ton âge. Je garde espoir que bientôt, tu allongeras un peu tes heures de sommeil la nuit. D'ici-là, j'espère que tu me pardonneras de ne pas être aussi énergique que je le devrais. C'est que j'économise mes forces pour pouvoir répondre à tes besoins 24h sur 24.

Je t'aime, 
Maman

lundi 20 octobre 2014

Une mère, c'est parano. Preuve #352

En fin de semaine, on est allés acheter un abri d'auto pour l'hiver. Ben oui, déjà.

À notre retour à la maison, Papa-Hibou me demande de l'aider à transporter la très lourde boîte jusque dans le cabanon, que ça ne prendrait que deux minutes, qu'on pouvait bien laisser Bébé-Hibou dormir dans l'auto pendant ce temps.

Ça résonne dans ma tête. Laisser un bébé dans l'auto.

Laisser. Un. Bébé. Dans. L'auto.

Et j'essaie de rationaliser: il fait 8 degrés Celcius dehors. Pas de soleil. C'est assez venteux, un vent frette qui gèle les doigts. C'est absolument impossible que la température monte à un niveau dangereux en 2 minutes (mettons 5 si on exagère) à l'intérieur de la voiture. C'est même bien plus confortable en-dedans qu'en-dehors.

Mais je suis une mère. Par conséquent, j'suis un peu (beaucoup) parano. Je revoie les tragiques «enfants oubliés» dans des voitures chaque été et les commentaires assassins sous les articles rapportant ces événements. Je me remémore vaguement des témoignages où la DPJ avait été injustement impliquée dans des familles plus-que-correctes par des voisins qui ne se mêlent pas de leurs affaires. Bref, j'entrevoie plein d'affaires, mais surtout le jugement. J'ai de bons voisins et je suis pas mal certaine qu'ils ne me causeront jamais de problème.

Je sais pertinemment que mon fils ne courre absolument aucun danger à rester dormir dans l'auto.


Mais, j'ai exigé qu'on ouvre les fenêtres de la voiture. Parano j'vous dis.




lundi 29 septembre 2014

Jour ou nuit, nuit ou jour?

Bébé-Hibou est âgé de 3 mois, déjà. Il m'apporte tellement de joie, tellement! Il ne rit pas encore, mais il sourit joyeusement, gazouille dans un langage que je m'émerveille à découvrir et tente de comprendre, gigotte d'excitation quand il me voit arriver près de son lit le matin, tente de bouffer tout ce qui passe près de sa bouche, etc. Bref, un adorable poupon qui fait de moi une Maman-Hibou absolument comblée.

Mais (il en faut toujours un, n'est-ce pas?), ça fait 3 mois que je ne dors pas. Pas surprenant, vous me direz, c'est un nouveau-né! Et vous avez raison, mais (!) pendant ces trois mois, mon fils a développé une fâcheuse tendance que je m'efforce à rectifier depuis des semaines, sans résultat. C'est que, voyez-vous, Bébé-Hibou inverse le jour et la nuit. Je m'explique: si je le laisse aller, il peut dormir profondément et sans interruption pendant 3-4 heures le jour, se réveiller pour boire et se rendormir presqu'aussitôt. La nuit toutefois, et à mon grand désarroi, il demande à boire maximum aux deux heures (mais plus souvent aux heures), et il est hyper agité, enjoué et souriant dès que j'arrive dans sa chambre pour répondre à son besoin. 

Bref, je ne m'attends pas à ce qu'il fasse ses nuits prochainement, mais s'il arrive à intégrer la «bonne» notion du jour et de la nuit et à inverser ses habitudes, ça me ferait tellement du bien! 

Alors j'essaie de structurer son horaire et de le laisser dormir deux heures l'avant-midi, même chose l'après-midi. Je le couche toujours dans son lit. Le jour avec les rideaux ouverts et du bruit dans la maison; le soir suite à son bain et avec une musique douce dans le noir. Le jour, je tente par tous les moyens de le tenir éveillé, mais il sombre dès que je le dépose, le promène (en porte-bébé ou en poussette) ou l'allaite (bref, dès que je ne suis plus en train de «jouer» avec lui). À l'inverse, la nuit, c'est le bébé le plus heureux et le plus ouvert à la stimulation du monde! J'essaie d'implanter cette «structure» depuis quelques semaines déjà et je n'ai aucun résultat concluant, je me demande même si la situation n'a pas empiré. 

Je ne sais plus quoi faire pour aider mon fils (ainsi que moi-même, soyons francs) à dormir «aux bons moments». Pour l'instant, je m'accroche à l'espoir que la situation se réglera d'elle-même quand il mangera solide et donc, qu'en plus de la routine du sommeil, une routine de repas bien définie s'installera. D'ici-là, je fais ce que je peux...

dimanche 6 juillet 2014

Mes apprentissages de nouvelle maman, numéros 1 à 10.

  1. Quand ton bébé te fait un «pet sauce», il est préférable d’attendre une dizaine de minutes avant de changer sa couche!
  2. Quand tu changes la couche d’un garçon, il y a de bonnes chances que tu prennes une douche par la même occasion si tu n’as pas pris tes précautions.
  3. Un bébé qui vient de boire son lait a une face de drogué!
  4. L’apprentissage #2 s’applique aussi lors des bains.
  5. Une brassière d’allaitement et des compresses, ça te scrappe un look de femme!
  6. Les moments où t’essaie d’être discrète sont ceux où tu fais le plus de bruit.
  7. Tout le monde a une opinion sur tout ce que tu fais avec ton enfant. Ce que tu fais de «bien», mais surtout ce que tu fais «mal». Fais à ta tête!
  8. Être collé sur ton bébé créé une terrible dépendance.
  9. Si t’as gardé ta bonne vieille habitude de te promener nue chez vous, et que t’allaites, attends-toi à voir plein de gouttes de lait séchées sur ton plancher.
  10. Ton confort et celui de ton bébé passe avant ton look, et tu t’en fous!

mercredi 2 juillet 2014

Le meilleur des deux mondes

Si je n'ai rien publié depuis quelque temps c'est que, vous l'aurez deviné, Bébé-Hibou est enfin de ce monde et que je lui consacre la majorité de mon temps. Une césarienne d'urgence a fait naitre le plus beau bébé du monde (je sais que tous les nouveaux parents disent la même chose, mais c'est parce qu'ils n'ont pas encore vu le mien!) et je suis une maman comblée par l'amour et les grands yeux curieux de ce petit être.

N'importe ces élans d'émotions, le sujet du billet d'aujourd'hui est en lien avec LA question que tout futur ou nouveau parent se fait poser: est-ce que tu l'allaites?

Parce que naturellement, ça concerne tout le monde ça. Et selon la réponse, t'es vite étiqueté bon parent ou non, lâche ou dévouée, etc.

Loin de moi l'intention de vouloir être dans les bonnes grâces de «Monsieur-Madame-tout-le-monde», je me fiche pas mal de ce qu'on peut penser de moi! Mais si mon expérience peut être d'un quelconque soutient à qui que ce soit, alors ça vaut la peine de «justifier» la façon dont nous avons choisi de nourrir notre Bébé-Hibou.

Mise en contexte: accouchement par césarienne (maman complètement droguée et affaiblie), bébé avec des difficultés respiratoires, peau-à-peau rapide avec un bébé-frustré-qui-n'a-pas-eu-le-temps-de-se-calmer-avant-qu'il-soit-transporté-en-néonatalité. Bref, pas le top pour un début d'allaitement.

Bébé fut rapidement transporté à la pouponnière où on avait le droit de le visiter à notre guise. Et voilà que l'aventure de l'allaitement commence. C'était donc beau dans les cours de préparation: un beau bébé paisible qui prend le sein d'un coup et tète comme un pro dès le début. Oh, que ce n'est pas représentatif de la vraie vie (du moins, de ma vraie vie!).

Mon petit homme était complètement enragé (affamé) et clairement, le sein ne le frustrait que davantage. Du haut de ses 3-4 heures de vie, la lenteur de l'écoulement du colostrum l'impatientait au point de me mordre violemment après 5 secondes d'efforts. Et il était en crise, une colère inconsolable. Les infirmières ont tout essayé: placer le bébé autrement, contrôler la mise au sein, presser pour faire couler le liquide dans la bouche du petit, etc. Le seul truc qui a fonctionné, c'est quand on m'a offert d'extraire manuellement mon colostrum et de le lui donner à la seringue, question de le sustenter un peu avant de réessayer le sein.

Oh paisible délivrance! Tout d'un coup, Bébé-Hibou buvait joyeusement, sans pleurs, sans frustration, sereinement. Ça fait du bien au coeur de maman (et à mes seins aussi, faut l'avouer!). On a réessayé la mise au sein, mais c'est comme s'il avait associé le mamelon à une mauvaise expérience et il part en crise à la moindre tentative.

J'ai donc décidé de tirer mon lait et de lui donner au biberon, et malgré le temps de préparation un peu plus long, je n'y vois que des avantages:
- être en mesure de calculer exactement la quantité consommée
- bébé boit au rythme qu'il préfère (le plus vite possible!) sans se fâcher
- Pas de préparation commerciales, donc beaucoup d'économies malgré l'achat d'un tire-lait et de biberons
- Bébé ne me blesse pas, je ne suis donc pas tendue à l'idée que c'est «encore» le temps de boire
Mais surtout:
- Papa-Hibou peut aussi nourrir son petit, ce qui fait en sorte qu'on peut se diviser la nuit en deux «tours de garde». Je prends le premier tour jusqu'à 3h AM et je m'assure que le frigo soit suffisamment rempli pour suffire aux besoins du petit pur le reste de la nuit. Puis, Papa-Hibou prend la relève et nourri son fils à la demande. Ça nous permet à nous deux d'avoir au moins une moitié de nuit sans interruption, c'est-y-pas merveilleux?!

Je n'irai pas prétendre que c'est LA meilleure solution, mais c'est clairement la meilleure solution pour nous. Bébé est à la maison depuis une semaine déjà, et on ne sent même pas la fatigue accumulée. Peut-être que je parle trop vite, mais je nous trouve pas mal hot!